Conflit social à la Cité Administrative de Toulouse Entretien des bureaux de la cité administrative

Version imprimableversion PDF

Les personnels d'entretien de la cité administrative sont en grève à cause de leurs  conditions de travail. A l'occasion de l'attribution du nouveau marché au groupe ISS, ils sont aujourd'hui 12 à 14 agents au lieu de 19. Ainsi une salariée se retrouve avec 45 à 50 bureaux plus 3 blocs toilettes à traiter en 3 heures pour 600 euros par mois !!

Rappelons que jusqu'en 2006, pour le même marché, 33 salariés étaient présents, ce qui donne une idée des conditions de travail....! Vous pourrez lire le témoignage de ces salariés et constater ce que veut dire le terme de patrons voyous!!

 Il est révoltant de constater que c'est l’État lui même, qui par le biais du Préfet et de nos directions, cautionne ces dérives  graves au respect des droits humains !

La direction du groupe ISS et leur directeur tentent par tous les moyens de les diviser.  Leur colère est grande et ils ont décidé de poursuivre la grève

Pour les agents des administrations, il s'agit à la fois de soutenir les agents en lutte mais également d'exiger que chacun de nos CHSCT respectifs soit saisis du dossier et ait accès au marché d'entretien de la cité. En effet, ce sont leurs conditions d'hygiène et de santé au travail qui sont en jeux !!

 Deux rassemblements ont eu lieu dont celui du 16 mars (voir photos en Pj) afin d'exiger du Préfet et de nos directions, l'ouverture d'une négociation avec tous les représentants des CHSCT des services, sur le contenu du cahier des charges et les conditions d'exercice des tâches d'entretien des bureaux et des parties communes de la cité administrative.

Une première rencontre avec le Secrétaire Général de la Préfecture a eu lieu le 16 mars.

La Préfecture reconnaît que ce dossier pose problème sur plusieurs points, dont nombre d'entre eux pourraient relever du non respect des clauses du marché et d'autres du respect du droit du travail. Enfin, dans la mesure où le montant du marché, ne souffre pas d'économies voire qu'il est en augmentation par rapport au précédent, elle reconnaît que la forte diminution des effectifs salariés pose également problème vis à vis des conditions de travail et de leur respect.

Elle s'engage à régler l'ensemble de ces problèmes le plus urgemment possible (15 jours maximum).

En attendant, les salariés ont voté la poursuite de la grève. A noter que le groupe ISS fait venir 21 salariés d'on ne sait où ni sous quel statut.... pour casser la grève et dans des conditions d'accès dans des locaux de l’État qui posent questions quant à la sécurité. Sur ce point la préfecture examine également la chose.

Les syndicats CGT et FO de la cité administrative appellent les agents à amplifier la mobilisation !!

Colonne de droite publique: